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OMAN, PALMERAIE DU FOND DES WADIS

OMAN, PALMERAIE DU FOND DES WADIS (55 photos) Envoyer ce reportage Envoyer ce reportage
Oman, un pays que peu de personnes savent précisément localiser sur la péninsule arabique. Une mer, ainsi qu'un golf, porte son nom afin de nous rappeler qu'il existe bien, face à l'Iran, entre le Yemen et les Emirats. Une côte de plus de mille kilomètres où venaient se ravitailler les compagnies orientales entre l'Asie et l'Afrique. Ce pays se tourne vers le tourisme depuis peu. Les liens et les échanges commerciaux qui nous lient à ce pays sont beaucoup plus anciens.
© A. WP./TheReportage.com
Categories: Économie, Géographie, Histoire, Humain & Ethnologie, Montagne, Randonnés, Tourisme, Voyage, Automne
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Oman, un pays que peu de personnes savent précisément localiser sur la péninsule arabique. Une mer, ainsi qu'un golf, porte son nom afin de nous rappeler qu'il existe bien, en face de l'Iran, entre le Yemen et les Emirats. Une côte de plus de mille kilomètres où venaient se ravitailler les compagnies orientales, en escale, entre l'Asie et l'Afrique. Ce pays se tourne vers le tourisme depuis peu, mais les liens et les échanges commerciaux qui nous lient à ce pays sont beaucoup plus anciens. Pays de contrastes, façonné par des richesses naturelles qui invitent le voyageur à marcher au fond des wadis, s'enfoncer dans les dunes de sable, savourer un bain dans une piscine d'eau douce naturelle, s'arrêter sous l'ombre d'un palmier dans une des nombreuses palmeraies ou encore plonger dans les eaux turquoises de la mer d'Oman.


C'est à Mascate que le voyageur découvre ses premières impressions en arpentant les ruelles de la plus petite capitale du monde. Le voyageur se doit de se lever tôt afin d'assister au retour de la pêche des petites embarcations qui sont hissées sur la berge tandis que le poisson est déjà en vente dans les halles. Son souk couvert ne manque pas de charme car outre les articles pour nous les touristes, il propose également, si on se faufile dans les petites ruelles, quantité de biens pour la population locale.

Derrière Mascate commence la région dite de l'intérieur, celle des montagnes et des places fortes depuis lesquelles les Imams contestaient l'autorité du Sultan de la capitale. Nizwa en est sa capitale, avec son fort, érigé au XIIe siècle. Véritable forteresse, elle se dresse au centre de la vieille ville, au pied du souk et du marché au bétail qui se tient chaque vendredi. Y assister est une opportunité de rencontres, notamment, avec les femmes bédouins reconnaissables par le port d'un masque sur les yeux, de part et d'autre du nez. Les hommes quant à eux gèrent le commerce et, certains d'entre eux profitent de la recrudescence de la population du vendredi pour vendre qui un fusil, qui un khanjar (poignard). L'appel à la prière résonne dans la ville, la vie suspend son souffle, les habitants se calfeutrent durant les plus fortes chaleurs.

C'est le bon moment pour quitter la ville et pénétrer dans un des nombreux wadis. Car la région est riche en excursions : parmi les plus connus et les plus faciles d'accès, le wadi ghul, au fond duquel un village de tisserands a élu domicile. Les maisons sont entourées d'un rempart d'une hauteur de plus de mille mètres. L'entrée de ce wadi est marquée par un village abandonné devant lequel est cultivé un superbe jardin potager au vert tendre dont la couleur contraste étonnement avec le côté minéral de la montagne. Ces villages abandonnés témoignent d'un temps pas si lointain où toutes ces vallées étaient enclavées. Ce n'est qu'à partir de 1970, avec l'arrivée du Sultan actuel que le pays s'est véritablement développé ; celui-ci ayant promis eau et électricité à chaque foyer. De fait, les maisons habitées sont récentes et reliées au réseau routier, même s'il s'agit d'une piste.
Faisant le tour de la montagne Sham pour arriver sur les plateaux, le randonneur à la possibilité d'emprunter un sentier en balcon qui serpente jusqu'au fond du canyon jusqu'à des maisons abandonnées. Celles-ci illustrent un passé où l'eau devait ruisseler de la montagne, permettant à ces habitants de vivre en autarcie. Aujourd'hui, ce n'est plus que roche ; la tour de gué n'est là que pour nous guider.

Les randonnées dans les montagnes sont innombrables, soit pour monter sur les plateaux, soit pour, et c'est une récompense, plonger dans une des vasques d'eau de roche fraîche et limpide qui coule au fond de certaines vallées. Une spécifité omanaise. Et l'eau dans ces terres arides, est souvent associée aux palmiers : de gigantesques palmerais qui se nichent au fond des vallées. Ces palmiers dattiers sont une autre des richesses du pays car si le pétrole (en moindre quantité) et surtout le gaz naturel sont présents dans les sous-sols, les centaines de tonnes exportées chaque année pèsent également dans la balance du commerce extérieur. De savants canaux d'irrigations appelés "falajs" permet à l'eau d'irriguer chaque parcelle de terre. Des petites terrasses dont la différence de hauteur dépend de la déclivité du terrain. L'ombre y est apaisante, la fraîcheur, un âvre de paix.

Mais ce pays n'est pas que montagne, les portes du désert annoncent les étendues de sable. Là-bas c'est le territoire des bédouins, celui des mouvements dunaires, mais aussi celui où la végétation se raréfie. Le long des côtes, quelques pêcheurs, souvent des immigrés venus tenter leur chance. Il ne faut pas oublier que dans les émirats en général, près de trois quart de la population est formée par des personnes venues de l'extérieur qui se sont pour le moment très bien intégrées, tant qu'il y a du travail.

Une autre particularité d'Oman, le long de ses côtes, est une étendue choisie par les tortues pour venir se reproduire. Le centre de Ras el Jounaïz a pour vocation de les protéger et fait l'objet d'une grande activité nocturne lorsque les mères viennent creuser un trou pour protéger leurs œufs.