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A LA DECOUVERTE DES ILES LOFOTEN

A LA DECOUVERTE DES ILES LOFOTEN (154 photos) Envoyer ce reportage Envoyer ce reportage
Surement l'une des plus belles et envoûtantes destinations qui soit en Europe. Les Lofoten commencent à être, la destination "tendance" pour les touristes français et étrangers. Comme une lointaine forteresse alpine, le vieil archipel des vikings flotte dans le sillage d’un long crépuscule boréal, sur les eaux grises de la redoutable mer de Norvège. Ici, le temps s’est arrêté..
© F. Milochau./TheReportage.com
Categories: Environnement, Géographie, Montagne, Pêche, Mer, Randonnés, Tourisme, Voyage, Sujets Masculins, Outdoor, Photographie, Sujet Féminin, Eté, Hiver, Printemps, Automne
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Elles sont les perles de la Norvège ; sur un peu plus de cent kilomètres, au sud-ouest de Narvik, les Lofoten s’égrènent comme un chapelet hérissé.
L’archipel s’étend de Vagan à l’est, jusqu’à Rost au sud-ouest, dernier grain de terre perdu dans l’océan. Il faut de la persévérance pour pénétrer cette ligne forte qui s’étend le long de la côte norvégienne. Une journée de voyage aérien depuis Paris, en trois étapes, avec des avions de plus en plus petits, pour rejoindre, sur l’île de Vestagoy, Svolvaer la capitale administrative. Enclave modeste et discrète, sa zone portuaire se développe avec parcimonie. Juste derrière, dans un élan sauvage, les montagnes se perdent dans une brume bleutée. Il n’existe peut-être aucun lieu comme celui-ci ; un monde à part, à pic, déchiré et grandiose ; un paysage alpin, aux cimes chapeautées de neige sur fond de mer froide et pure.

Les Lofoten sont avant tout une histoire d’hommes, un récit agité à l’odeur de morue. Seuls les vikings, dans cet univers parfois apocalyptique, trouvaient ici une terre accueillante. Les premiers habitants étaient nomades, chasseurs et pêcheurs. L’espace restreint fit d’eux des sédentaires. Ces hommes dont la réputation redoutable allait franchir bien des frontières, vivaient paisiblement, et le stockfish (poisson salé et séché au soleil) faisait leur prospérité. L’Europe du Sud aussi connaissait l’extrême pureté de ces eaux et les bienfaits du Gulf Stream qui apaise les rigueurs du pôle ; les pêches qu’on appelle les lofotfisket ont été longtemps les plus importantes de la Norvège du Nord, attirant des milliers de pêcheurs saisonniers. Elles furent à l’origine de la richesse du pays. De janvier à avril, les hommes traquent toujours sur ces mers déchaînées le cabillaud arctique ou la morue.

Les Lofoten commencent à être une destination "tendances" pour les touristes français et étrangers ; un moment charnière où la mane touristique risque de modifier considérablement la vie et la culture locale. Comment expliquer la cote grandissante de cet archipel ? et bien tout simplement parce que les Lofoten ont inventé un nouveau concept, le tourisme contemplatif. Prendre une voiture, rouler doucement, explorer, s’arrêter, s’émerveiller, marcher un peu, repartir. Un luxe incroyablement rare. Alors que partout ailleurs la nature se mérite à grand coup de treks, de compétences sportives ou bien agglutine et canalise les foules autour de belvédères aménagés, les Lofoten se livrent sans effort et dans toute leur splendeur.

L'industrie de la pêche reste prédominante car ce fut la seule source locale de travail et de revenus, mais les choses changent : quotas de plus en plus strictes, découragement des petits patrons pêcheurs, tendance à la hausse de l'immobilier, etc. La vie s’organise sur de nouvelles bases. L’Europe et les autorités norvégiennes imposent progressivement une économie sectorisée où il est malvenu de cumuler plusieurs métiers, comme c’était l’usage pour survivre ; ici toutes les familles pêchaient, élevaient quelques bêtes, cultivaient un bout de champ, vendaient une partie de leur production, mais vivaient beaucoup en autarcie ; Le marché dicte désormais d’autres règles ; on subventionne des mono-productions, on incite au regroupement des ressources, à l’agrandissement des exploitations, bref on inverse complètement le système qui fit vivre tous ces gens pendant des siècles...