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LES FORTERESSES OUBLIEES DE KAIPING

LES FORTERESSES OUBLIEES DE KAIPING (69 photos) Envoyer ce reportage Envoyer ce reportage
À Kaiping et dans ses environs, dans la province de Canton (Guangzhou, Chine du Sud), région subtropicale, pays des moussons, se dressent des architectures de tours fortifiées tout à fait étonnantes, appelées diaolou. Ces tours aux volets clos, surmontées le plus souvent de terrasses et de coupoles d’inspiration baroque européenne surplombent des paysages bucoliques et marécageux où les paysans travaillent encore à main nue dans les rizières.
© P. Wang./TheReportage.com
Categories: Architecture, Histoire, Maisons & Jardins, Randonnés, Tourisme, Voyage, Insolite, Sujets Masculins, Outdoor, Culture, Sujet Féminin, Archéologie
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Ces architectures sophistiquées offrent un contraste saisissant avec le paysage rural où le temps semble s’être arrêté, on y croise encore des charrues tirées par des boeufs. Certaines de ces forteresses datent pour les plus anciennes du 16e siècle, mais la plupart ont été érigées dans les années 20 et 30. Elles servaient à la fois d’habitation, de tours de guets et de défense contre les brigands. Elles sont donc équipées de meurtrières pour la plupart et de volets de fer.

Elles furent construites avec les fonds des Chinois d’outremer, la région ayant pourvu
abondamment le Canada et les Etats-Unis en main d’œuvre pour les mines d’or et le chemin de fer. Certains s’enrichirent, et furent désireux de doter leur village et leur famille de structures solides pouvant également servir à stocker et protéger habitants et récoltes lors d’inondations ou d’attaques de brigands.

Il devait exister environ 3000 diaolous dont 1833 sont toujours debout. Confisquées à l’apogée du communisme, le gouvernement se méfiait de ces structures défensives, capables d’abriter d’éventuels rebelles, elles appartiennent souvent encore aux familles expatriées.

Elles sont fermées et inhabitées à l’exception de quelques-unes. Il est cependant possible d’en visiter quelques-unes, si on a de la chance ! L’une d’elles est transformée en musée. En 2001, le conseil d’Etat Chinois a déclaré ces tours fortifiées reliques culturelles à protéger, et l’Unesco les a classées sur la liste du patrimoine mondial à protéger. Ces architectures sont restées méconnues car la région et restée rurale et peu visitée

Il faut se dépêcher d’aller les voir car un tourisme local commence à s’organiser, et en Chine, de nos jours, les bouleversements sont étonnamment rapides, surtout s’il y a matière à profit.